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Le projet

Depuis le début de l’année 2023, Calycé Sun développe sur la commune de Sainte-Marie, au Chemin du Troy, un projet agrivoltaïque qui associe production d’énergie renouvelable et activité agricole. Pensé en lien avec les caractéristiques du site et les réalités du territoire, ce projet a évolué au fil des études techniques, agricoles et environnementales, ainsi que des échanges menés avec les élus, les riverains et les acteurs locaux. Porté par une société spécialisée dans l’agrivoltaïsme et dotée d’une solide expertise agricole, il vise à proposer une implantation cohérente, adaptée au territoire et utile à la fois pour l’exploitation agricole et pour la commune. 

La localisation de la zone d'étude

Avant de lancer les études, un premier périmètre dit « Zone d’implantation potentielle » est retenu. Volontairement large, il permet d’étudier le site pour comprendre l’environnement local et les contraintes d’exploitation de l’agriculteur. Pour le projet du Chemin du Troy, la zone d’étude était de 55 hectares.

L'évolution de la zone projet

Les résultats des études environnementales, paysagères et agricoles ainsi que les échanges avec les riverains et élus ont amené à de nombreuses évolutions d’implantation. La surface recouverte de panneaux solaires et la puissance totale du parc ont aussi évolué, pour répondre aux attentes locales.

La première proposition

Les caractéristiques du projet final

51 hectares

22,8 MWc

27 hectares

10,8 MWc

Le projet agricole

L’exploitation concernée par le projet, gérée par Julien Duprat, est engagée dans l’agriculture biologique. La ferme est dans l’exploitation familiale depuis trois générations. Aujourd’hui, grandes cultures et élevage se côtoient sur l’exploitation. La luzerne occupe l’essentiel des surfaces — 118 hectares conduits en bio — aux côtés de 13 hectares dédiés à la coriandre, illustrant une orientation vers des cultures de spécialité. À cela s’ajoute la reprise d’un atelier de canards à gaver, qui vient s’inscrire dans une volonté de diversification des activités de l’exploitation. Afin de sécuriser ses revenus, Julien fait évoluer progressivement son exploitation vers un système plus diversifié et mieux valorisé, tout en restant en agriculture biologique.

Les bénéfices du projet

Pour les habitants :

 

  • Un projet conçu pour mieux prendre en compte les remarques exprimées localement, avec une implantation revue et une réduction importante de la surface et de la puissance initialement envisagées.
  • L’accès à une énergie décarbonée et renouvelable.
  • Des mesures d’intégration paysagère, notamment avec la plantation d’environ 1 000 mètres de haies.

Pour l’exploitation agricole :

 

 

  • Un projet qui accompagne le maintien et le développement d’une activité agricole sur les parcelles concernées.
  • Microclimat favorable et réduction des risques climatiques : l’installation de panneaux photovoltaïques au-dessus des cultures génère un ombrage et limite l’exposition directe au vent, au soleil, à la grêle et au gel. Les cultures perdent moins d’eau, les sols restent plus humides, et les plantes sont mieux protégées contre les coups de chaleur estivaux comme les gelées printanières. Ce dispositif contribue également à maintenir l’humidité des sols et à préserver les rendements, notamment en période estivale. 

Pour la commune de Sainte-Marie : 

 

  • Des retombées économiques directes pour le territoire grâce à la fiscalité liée à la production d’électricité, permettant d’améliorer le cadre de vie des habitants sans alourdir la fiscalité locale.
  • Une contribution concrète à la transition énergétique du territoire.

Pour la Communauté de communes des Coteaux Arrats Gimone : 

 

  • Des retombées fiscales fixes pendant toute la durée d’exploitation du projet.
  • Un projet d’énergie renouvelable qui vient répondre aux enjeux de transition énergétique pour le territoire.

Le calendrier du projet

Après une phase d’études et plusieurs évolutions du projet, celui-ci a été déposé en préfecture au mois de juillet 2025. Néanmoins, Le dépôt d’un permis de construire ne vaut pas autorisation : les services de l’État examinent le dossier et apprécient la conformité et la pertinence du projet avant toute décision.  procédure. 

Les études menées dans le cadre d'un projet agrivoltaïque

Dans le cadre du développement du projet agrivoltaïque du Chemin Du Troy, plusieurs études sont réalisées afin d’évaluer la faisabilité du projet et sa bonne intégration dans son environnement. Elles portent notamment sur les volets environnemental, paysager, patrimonial et agricole, auxquels s’ajoutent les analyses techniques nécessaires à la définition de l’implantation. Ces études permettent d’identifier les contraintes du site, de mieux comprendre les enjeux locaux et de faire évoluer le projet en conséquence. À Sainte-Marie, leurs résultats ont conduit à retenir une implantation plus cohérente, avec une réduction de la surface clôturée et de la puissance installée.

L’étude agricole

L’étude agricole occupe une place centrale dans la définition du projet. Elle vise à s’assurer de la compatibilité entre l’installation agrivoltaïque et le maintien d’une activité agricole durable sur l’exploitation concernée.

Elle permet notamment de :

 

  1. Comprendre le fonctionnement de l’exploitation : prise en compte des productions existantes, de l’organisation du site et des perspectives d’évolution de la ferme.
  2. Évaluer les effets du projet sur les cultures : analyse des conditions de production sous panneaux, du microclimat créé et de la capacité du projet à accompagner l’activité agricole.
  3. Définir un projet agricole cohérent : intégration d’une stratégie de diversification, maintien de la luzerne comme pilier agronomique, et développement de cultures à débouchés identifiés en agriculture biologique.
  4. Préciser les modalités de suivi : mise en place d’indicateurs permettant de comparer dans le temps les résultats observés sur la parcelle agrivoltaïque avec une parcelle témoin ou une référence équivalente.

Ces études contribuent à construire un projet adapté aux réalités du territoire, conciliant production agricole, intégration locale et production d’énergie renouvelable.

Quelques mots sur… L’étude paysagère

L’étude paysagère permet d’analyser l’insertion du projet dans son environnement proche et lointain. Elle prend en compte la configuration du site, les vues possibles depuis les abords, ainsi que la perception du projet depuis les espaces habités et les voies de circulation.

 

À Sainte-Marie, cette réflexion a contribué à faire évoluer le projet afin de mieux répondre aux enjeux paysagers du territoire. L’implantation a été revue, la surface du projet a été réduite de moitié, et des mesures d’intégration ont été ajoutées, avec notamment la plantation d’environ 1 000 mètres de haies. Ces aménagements visent à accompagner l’insertion du projet dans le paysage et à mieux prendre en compte les attentes exprimées lors de la concertation.